Les applications mobiles les plus célèbres auprès des industries agroalimentaires

Les applications mobiles les plus célèbres auprès des industries agroalimentaires

La valeur ajoutée du mobile dans l’industrie alimentaire repose fortement sur l’efficacité et l’accessibilité pour fidéliser la clientèle et les applications sont devenues le canal privilégié par les enseignes du secteur.

Jugées plus efficaces et plus intuitives par les utilisateurs, les applications mobiles voient leur marché se développer de jour en jour. En effet, l’utilisation des Smartphones et autres appareils mobiles (tablettes) représente 66% du temps passé sur un outil multimédia (contre 34% pour un ordinateur). De plus, 87% du temps passé sur un Smartphone s’effectue sur des applications mobiles.

Yuka, la transparence des produits

Parmi cette nombreuse application nous citerons Yuka(1) qui est l’une des plus médiatisées d’entre elles, tout comme Too Good To Go(2), dont la fondatrice – Lucie Basch – conseille le groupe Carrefour. Pourquoi ? Eh bien pour que les 900 produits en question puissent obtenir une meilleure note sur l’application mobile Yuka. Une annonce symbolique puisqu’elle concrétise la nouvelle puissance de ces start up qui misent sur la transparence afin d’éclairer les consommateurs dans leurs choix.

Et symbolique puisqu’il illustre la manière dont les jeunes actuels font petit à petit bouger les lignes de l’industrie alimentaire.

D’autres noms plus confidentiels pour le grand public ont également leur influence, à l’instar de Scan Up(3), par exemple, qui travaille avec les entreprises agroalimentaires pour les aider à co-construire avec leurs clients de nouvelles recettes. Un signe des temps qui changent ; et la preuve que la transition alimentaire est en marche.

Yuka, rappelons-le, est une application mobile qui permet de connaître la composition d’un produit alimentaire en le scannant avec son téléphone. En fonction de la liste des ingrédients, l’application donne une note sur 100 à chaque produit. Mais attention, si le produit obtient une note inférieure à 50, l’application recommande un produit similaire, d’une autre marque, qui possède un meilleur score.

Ce principe malin permet de redonner un peu de pouvoir aux consommateurs. Cela éclaire les choix et permet de mieux s’alimenter. L’appli Yuka revendique près de 8,5 millions d’utilisateurs qui scannent en moyenne 2 millions de produits chaque jour.

Et des applications de ce type, il en existe plusieurs, aussi bien pour l’alimentation que pour les cosmétiques (une des plus connues étant QuelCosmetic(4), développé par l’association UFC-Que Choisir). Le concept émerge également dans le domaine de la mode, avec l’apparition récente de Clear Fashion(5).

Jusqu’ici, on pressentait que ces applications pouvaient avoir une conséquence sur la politique des industriels et grands groupes. Ceux qui commercialisent des produits “mal notés” devaient un jour où l’autre en pâtir.

C’est désormais officiellement le cas avec Intermarché qui va passer en revue 900 produits pour en revoir les formules. L’objectif du groupe est notamment de supprimer les additifs comme le dioxyde de titane ou le glutamate. On note que ces changements vont se faire en collaboration avec Yuka. Un autre signe des temps actuels : la collaboration des industriels avec les start up afin de mieux coller aux attentes des consommateurs.

UberEat, Deliveroo, la livraison de repas

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La livraison de repas a progressé de 20% en 2018 en France, portée en partie par la restauration rapide. Au total, 160 millions de repas ont été livrés, mais malgré cette croissance ce marché ne représente toujours que 3% du chiffre d’affaires global de la restauration.

La livraison à domicile reste une activité très urbaine. Ainsi en France, la majorité des livraisons s’effectuent sans surprise dans des villes comme Paris, Lyon ou Marseille avec des consommateurs plutôt jeunes puisque les 18-35 ans représentent 50% des ventes.

En effet, les commandes passées depuis une application ont plus progressé, selon cette même étude.

En 2018, Uber Eats(6)Just Eat(7) et Deliveroo(8) se disputaient les premières places du classement français des applications de livraison, suivis de près par Franprix(9) et Foodora(10), cette dernière étant en inactivité depuis fin 2018.

Too Good To Go, Optimiam, lutte contre le gaspillage alimentaire

Les applis alimentaires ont connu une croissance de 95% des téléchargements entre 2016 et 2018 en France. Depuis 2016, le nombre total de sessions sur les applications dans la catégorie alimentation et boissons a augmenté de 130 % dans le monde.

En France par exemple, le nombre de téléchargements des applis alimentaires est passé de 11 millions en 2016 à plus de 20 millions en 2018. Les téléchargements des 5 premières applis de livraison alimentaire ont augmenté de 115% en 2018 par rapport à 2016 dans le monde. Parmi ces applis, on retrouve également celles qui aident à économiser sur les denrées alimentaires (Shopmium(11)), celles qui luttent contre le gaspillage dans la restauration ou les commerces d’alimentation (Too Good to Go et Optimiam(12)), celles qui donnent des idées de recettes avec ce que nous avons dans le réfrigérateur (Frigo Magic(13)), et enfin celles qui mettent en relation les agriculteurs.

Les applications anti-gaspillage ne sont pas les seules à nous proposer une autre façon de consommer comme Yuka. Celle-ci est aujourd’hui l’application la plus téléchargée sur Google Play(14) dans la catégorie Forme & Santé.

Que l’on parle de livraison, de fidélisation ou de consommation plus saine et responsable, les applications influent lentement nos habitudes alimentaires et se sont imposées comme des canaux indispensables sur le marché, aussi bien pour les consommateurs que pour les marques alimentaire.

Cette tendance à la collaboration entre acteurs traditionnels et start up n’est pas une innovation en soi. Mais dans le domaine de l’alimentation, il s’agit d’une étape supplémentaire qui est désormais franchie. En effet, pour les entreprises de l’agroalimentaire, la plus évaluée ne consiste pas à aller chercher un quelconque avantage technologique ou de nouvelles compétences : désormais, les industriels ont besoin de collaborer avec ces nouvelles entreprises afin de se rapprocher des consommateurs.

Cette démarche de dialogue direct et collaboratif entre consommateurs et PME est source de progrès et de création de valeur. Cela va dans le sens du consommateur qui souhaite une alimentation saine et durable.

Grâce à Scan Up, les marques bénéficient d’un espace de communication dédié avec leurs consommateurs. Ils peuvent poser des questions et récupérer les doléances de leurs futurs acheteurs. Cette nouvelle forme de dialogue permet ainsi de tester directement auprès des consommateurs le potentiel d’un nouveau produit avant son lancement. Toutes les questions peuvent être abordées : recette, mode de production, origine des matières premières, etc.

Il s’agit d’une autre manière, complémentaire à celle de Yuka, d’inciter le secteur agroalimentaire à proposer des produits qui vont satisfaire aux attentes des consommateurs. Un souffle nouveau pour une industrie qui souffre de la forte défiance des acheteurs et qui cherche à se réinventer. Le conseil pour accélérer la transition de notre modèle alimentaire

Par leurs innovations mais aussi leur fonctionnement, les start up de la Foodtech(15) sont ainsi plus proches des attentes des consommateurs. Et peuvent se permettre d’être plus avant-gardistes dans leurs positions. Ce qui intéresse et pousse les acteurs traditionnels à les écouter.

Ce comité stratégique pour aider le groupe Carrefour dans son ambition “d’être le leader mondial de la transition alimentaire” et propose des appli comme  Too Good To GoOpen Food France(16), comme une sorte de plateforme coopérative où agriculteurs, citoyens et restaurateurs peuvent organiser et opérer dans des circuits courts et indépendants.

«La restauration rapide est connue pour ses offres de services accélérés, et le mobile offre un avantage supplémentaire grâce aux options de commande à l’avance qui permettent aux clients d’être servis plus rapidement. La valeur ajoutée du mobile dans l’industrie alimentaire repose fortement sur l’efficacité et l’accessibilité pour fidéliser la clientèle et les applications sont devenues le canal privilégié par les enseignes du secteur ». Commente Appli Annie, pour expliquer cette croissance.

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